Mon grand père

Il est pas diplomate. Il est pas agent secret. N'a pas fait la guerre. Il a passé sa vie à genoux, planter et ceuillir, désherber replanter. Il n'a jamais déménagé. Ne connait pas plus Rouen que Paris. Ne m'a jamais reproché d'avoir une crête, d'avoir un pantalon de fille ou bien de porter du rose. Il m'a toujours emmené à la foire et m'a fait faire des auto tamponneuses. M'a toujours donné des pièces de 10F quand je finissais mon assiette. M'emmenait au bord de son petit chemin pour attendre le boulanger dans son camion blanc c'était deux salambos deux éclairs aux chocolats deux au café une religieuse et un flanc. Toujours des frites le midi, avec du roti. Parfois de la pintade du gicot à la pentecôte. Il m'a toujours laissé moudre son café dans son moulin à café. M'a toujours laissé brancher ma sega megadrive sur sa télé lorsque je la ramenais.
De chez mon grand-père je peux partir à pied et marcher loin. Passer par les bois et voir Rouen de loin, une ville qui fait un peu tâche au milieu de toute cette verdure. En vélo le vent cinglant me remet les idées en place bien souvent. Plutot que de les remettre en place, le vent les envoles, il les prend avec lui. Les emmenes à ma maison, et je les retrouve le soir, ou le lendemain matin. A pied c'est le froid qui me prend, les pieds qui s'engourdissent et les idées qui gèlent, ou fondent c'est selon.
La maison blanche de mon grand père était la premiere de sa ville, elle l'est toujours mais n'est plus la seule, une autre, moins belle est venue s'installée à côté. A côté il y a des vaches, des chevaux et j'ai déjà vu des moutons. Sans parler des chats, des poules et des lapins. Ma chienne s'amusait à courrir après alors qu'elle avait peur. C'est chez mon grand père que j'ai appris à faire du vélo. C'est chez mon grand père que j'ai pris quelques notions de bien et de mal. C'est de là que le peu de travail que je sais fournir me vient. Ce sont une petite partie de mes racines et même si je ne te l'ai jamais dit; Papi merci.
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# Posté le mercredi 30 mai 2007 16:01

Je ne buvais que du lait et jamais de vodka. Le chat.

* Parcequ'il faut un commencement pour moi tout commence en une chaude soirée d'août.
Nous partîmes 300 et par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant aux glandes de Cowper. Arrivé dans ce sombre et étroit passage, à mon habitude je me dégagea pour regarder qui trainait derriere et laisser passer quelques uns de ces retardataires. Nous n'étions plus que deux. Et tu fatiguais, tu crachais les poumons que tu n'avais pas encore. Ton corps n'obeissait plus à ton esprit et tu ne savais plus où donnait de la queue. Je pris alors une des plus importantes décisions de ma vie, je m'engagea le long de ce col de montagne, arrivé au bout du sentier, extenué je frappa à la porte de ce que je crus être un chalet, j'y restat 9mois.
* C'était la premiere fois que je gagnais une course aussi épuisante, et probablement la derniere.

* On reconnait dis t-on l'importance d'un individu à son existence embryonnaire. J'ai eut le droit à la plus magnifique vie embryonnaire. Je fumais et buvais diverses choses, à peu près toutes celles qui passaient à ma porté d'ailleurs. Les docteurs s'accordent à dire que cela peut être nocif pour le foetus, pour ma part je considere plutot cela comme une sorte de remede pour pallier à l'ennui. Il est vrai que sur le zygote que j'étais et l'individu que je suis, il est probable qu'une quelconque influence s'est produite.
* Ma vie en tant que foetus ne se limitait pas à boire et fumer, je voyageais également, ce fut par exemple mon premier vol en avion, la premiere fois que j'approchais un soleil du sud ou encore mon premier bain de sable. Le plus surprenant était probablement les longues conversations que j'eut avec les dromadaires durant tout le séjour. Elles étaient vachement causant ces bêtes d'un mètre quatre vingt de haut.
* Le retour au pays était plutot violent et je fut bientot amené à déménager. On ne me laissait pas énormément le choix d'ailleurs. Me pliant à leurs volonté je quittait ce nid douillet remplis de ces alcools et ces fumées que je retrouverais 12ans plus tard, mais en attendant, il me fallait pousser mes premiers cris, laisser couler mes premieres larmes et ouvrir pour la premiere fois ces yeux bleus qui ne changeraient pas de couleurs au bout des dites trois semaines et que l'on m'envierait longtemps.

# Posté le mardi 03 avril 2007 17:16