Il est pas diplomate. Il est pas agent secret. N'a pas fait la guerre. Il a passé sa vie à genoux, planter et ceuillir, désherber replanter. Il n'a jamais déménagé. Ne connait pas plus Rouen que Paris. Ne m'a jamais reproché d'avoir une crête, d'avoir un pantalon de fille ou bien de porter du rose. Il m'a toujours emmené à la foire et m'a fait faire des auto tamponneuses. M'a toujours donné des pièces de 10F quand je finissais mon assiette. M'emmenait au bord de son petit chemin pour attendre le boulanger dans son camion blanc c'était deux salambos deux éclairs aux chocolats deux au café une religieuse et un flanc. Toujours des frites le midi, avec du roti. Parfois de la pintade du gicot à la pentecôte. Il m'a toujours laissé moudre son café dans son moulin à café. M'a toujours laissé brancher ma sega megadrive sur sa télé lorsque je la ramenais.
De chez mon grand-père je peux partir à pied et marcher loin. Passer par les bois et voir Rouen de loin, une ville qui fait un peu tâche au milieu de toute cette verdure. En vélo le vent cinglant me remet les idées en place bien souvent. Plutot que de les remettre en place, le vent les envoles, il les prend avec lui. Les emmenes à ma maison, et je les retrouve le soir, ou le lendemain matin. A pied c'est le froid qui me prend, les pieds qui s'engourdissent et les idées qui gèlent, ou fondent c'est selon.
La maison blanche de mon grand père était la premiere de sa ville, elle l'est toujours mais n'est plus la seule, une autre, moins belle est venue s'installée à côté. A côté il y a des vaches, des chevaux et j'ai déjà vu des moutons. Sans parler des chats, des poules et des lapins. Ma chienne s'amusait à courrir après alors qu'elle avait peur. C'est chez mon grand père que j'ai appris à faire du vélo. C'est chez mon grand père que j'ai pris quelques notions de bien et de mal. C'est de là que le peu de travail que je sais fournir me vient. Ce sont une petite partie de mes racines et même si je ne te l'ai jamais dit; Papi merci.
De chez mon grand-père je peux partir à pied et marcher loin. Passer par les bois et voir Rouen de loin, une ville qui fait un peu tâche au milieu de toute cette verdure. En vélo le vent cinglant me remet les idées en place bien souvent. Plutot que de les remettre en place, le vent les envoles, il les prend avec lui. Les emmenes à ma maison, et je les retrouve le soir, ou le lendemain matin. A pied c'est le froid qui me prend, les pieds qui s'engourdissent et les idées qui gèlent, ou fondent c'est selon.
La maison blanche de mon grand père était la premiere de sa ville, elle l'est toujours mais n'est plus la seule, une autre, moins belle est venue s'installée à côté. A côté il y a des vaches, des chevaux et j'ai déjà vu des moutons. Sans parler des chats, des poules et des lapins. Ma chienne s'amusait à courrir après alors qu'elle avait peur. C'est chez mon grand père que j'ai appris à faire du vélo. C'est chez mon grand père que j'ai pris quelques notions de bien et de mal. C'est de là que le peu de travail que je sais fournir me vient. Ce sont une petite partie de mes racines et même si je ne te l'ai jamais dit; Papi merci.